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Gestion des risques

Présentation du dispositif de gestion des risques

En application de l’article 94 de l’arrêté du 3 novembre 2014, la fonction de gestion des risques de la Compagnie Financière Lazard Frères a pour missions la mise en place des systèmes d’analyse et de mesure des risques en les adaptant à la nature et au volume de leurs opérations afin d’appréhender les risques de différentes natures auxquels ces opérations les exposent.

Le dispositif se base sur des systèmes de mesure des risques et des limites. Les conclusions de l’analyse des risques sont restituées mensuellement, sous forme de reportings, au Comité de suivi des risques de la Compagnie Financière Lazard Frères.

La Direction des risques est hiérarchiquement rattachée à un Associé-Gérant, membre du Comité Opérationnel (organe exécutif de la Compagnie Financière Lazard Frères), et Directeur exécutif de Lazard Frères Banque. Ce dernier exerce également la fonction de Président du Comité de suivi des risques.

Stratégie et politique en matière de gestion des risques

Les organes de Direction de Lazard Frères Banque et de Lazard Frères Gestion, en lien avec le Comité Opérationnel de la Compagnie Financière Lazard Frères, qui lui-même reçoit un rapport mensuel des délibérations du Comité de suivi des risques, définissent le degré d’appétence au risque.

Ce cadre d’appétence demeure limité compte tenu du recentrage du profil d’activité de Lazard Frères Banque à compter de 2009 sur ses activités de services opérationnels, principalement pour Lazard Frères Gestion, et de services fonctionnels pour l’ensemble des entités de Lazard en France.

Lazard Frères Gestion n’effectue aucune opération pour compte propre, la gestion de la trésorerie est centralisée au sein du groupe. Aussi, les risques présentés par cette entité sont essentiellement de nature opérationnelle.

Risque de crédit et de contrepartie

Le risque de crédit est défini à l’article 10 e) de l’arrêté du 3 novembre 2014 comme le risque encouru en cas de défaillance d'une contrepartie ou de contreparties considérées comme un même groupe de clients liés conformément au 39 du paragraphe 1 de l’article 4 du règlement (UE) n°575/2013.

Ce risque concerne plus particulièrement Lazard Frères Banque et porte sur les placements de la trésorerie pour compte propre sur le marché interbancaire, sur les prêts et avances à la clientèle ainsi que sur le risque encouru dans le cadre de l’activité de conservation permettant l’exécution des opérations de titres en cours de journée pour le compte de la clientèle.

  • Risque lié aux placements pour compte propre à la Direction de la trésorerie

Ce risque est encadré par un système de limites, revu en tant que de besoin, et a minima annuellement, afin d’en vérifier la pertinence au regard de l’évolution de l’activité et de l’environnement des marchés. Des contrôles quotidiens et mensuels relatifs au respect de ces limites sont réalisés par la Direction des risques.

  • Risque lié aux prêts et avances à la clientèle

La maitrise de ce risque est assurée par la vérification que pour tout nouvel engagement, une garantie est systématiquement constituée. Par ailleurs, toute décision d’octroi appartient exclusivement au Comité de crédit, présidé par le Directeur général de Lazard Frères Banque.

  • Risque de conservation

Le risque de conservation correspond au risque de non-restitution des instruments financiers appartenant à la banque ou à sa clientèle par un dépositaire, quelle qu'en soit la cause.

Le service de tenue de compte-conservation rendu par Lazard Frères Banque est exercé pour son compte propre mais également pour le compte de la clientèle de Lazard Frères Gestion. Le référencement de tout nouveau sous-dépositaire suit une procédure rigoureuse, qui requiert l’autorisation de la Direction générale et la signature d'une convention conforme aux prescriptions du Règlement général de l'Autorité des marchés financiers.

La Direction des risques est par ailleurs chargée de suivre l’évolution des ratings et des spreads CDS disponibles sous Bloomberg pour l’ensemble des sous-dépositaires agréés (titres et cash). Chaque mois, elle calcule la valorisation des actifs déposés chez chacun d’entre eux. Ces travaux sont revus mensuellement par un Comité dédié, présidé par le Directeur général de Lazard Frères Banque.

La Direction de la conformité et du contrôle permanent exerce par ailleurs différents contrôles sur l’activité de tenue de compte-conservation.

Risques opérationnels

Le risque opérationnel est défini à l’article 10 point j) de l’arrêté du 3 novembre 2014 comme le risque de pertes découlant d’une inadéquation ou d’une défaillance des processus, du personnel et des systèmes internes ou d’évènements extérieurs, y compris le risque juridique.

Le dispositif de détection, de gestion et de suivi du risque opérationnel mis en place au sein de la Compagnie Financière Lazard Frères est en adéquation avec la complexité des activités et le profil de risque de Lazard Frères Banque et de Lazard Frères Gestion. Il se caractérise par la remontée régulière d’informations précises et par un suivi rapproché des actions identifiées en vue de maitriser ce risque. Il se base par ailleurs sur une forte implication de la Direction générale ainsi que sur celle de l’ensemble des collaborateurs, quels que soient leur niveau et leur place dans l’organisation.

La culture de gestion de ce risque a été largement diffusée depuis la mise en place du dispositif en 2008, via les trois éléments clés du dispositif que sont : la déclaration des incidents, la remontée d’indicateurs de risque clés et l’établissement de la cartographie des risques :

  • Les incidents sont déclarés au premier euro par les différents services. Cette collecte participe à la réévaluation régulière des risques de Lazard Frères Banque et de Lazard Frères Gestion. Chaque incident fait l’objet d’une présentation détaillée au Comité de suivi des risques et une action de remédiation est systématiquement proposée. La Direction des risques a en charge le suivi de la bonne mise en œuvre de ces actions. Par ailleurs, conformément à l’article 98 de l’arrêté du 3 novembre 2014, un dispositif de remontée des incidents jugés « significatifs » a été mis en place ;
  • Chaque département dispose d’indicateurs permettant de suivre les risques relatifs à ses activités. La Direction des risques, en lien avec les différents services, procède à une revue régulière de ses indicateurs afin d’en vérifier la pertinence au regard de l’évolution de l’activité de l’environnement des marchés, de l’environnement économique ou réglementaire. Ces indicateurs sont transmis mensuellement à la Direction des risques par les différents « relais » identifiés dans chaque département afin d’être analysés et intégrés au reporting mensuel des risques ;
  • La cartographie des risques, établie pour Lazard Frères Banque et Lazard Frères Gestion, est actualisée chaque année, et fait l’objet d’une présentation au Comité de suivi des risques.

Le risque de cybersécurité fait l’objet d’une attention particulière au sein du Comité de suivi des risques, auquel participe le Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI). Il est par ailleurs à noter que des sessions de formation et de sensibilisation des collaborateurs à ce risque sont régulièrement dispensées.

La méthode utilisée pour le calcul de l’exigence en fonds propres est l’approche standard.

Le Plan d’Urgence et de Poursuite d’Activité est mis à jour régulièrement. Annuellement, il fait l’objet d’exercices validés par la Direction générale et le Comité de sécurité. Il est soumis aux vérifications du Contrôle permanent de Lazard Paris, des auditeurs en charge des contrôles Sarbannes Oaxley et des contrôles annuels effectués par les Commissaires aux comptes des différentes entités de Lazard Paris et du Groupe.

Risque de liquidité

Le risque de liquidité est défini à l’article 10 point h) de l’arrêté du 3 novembre 2014 comme le risque pour l’entreprise assujettie de ne pas pouvoir faire face à ses engagements ou de ne pas pouvoir dénouer ou compenser une position en raison de la situation du marché ou de facteurs idiosyncratiques, dans un délai déterminé à un coût raisonnable.

Ce risque concerne plus particulièrement Lazard Frères Banque et se matérialise par le risque de retrait des dépôts des clients privés ou des dépôts des OPCVM gérés par Lazard Frères Gestion.

Une politique de gestion du risque de liquidité, se basant sur le niveau de tolérance au risque de liquidité de Lazard Frères Banque, a été revue par les dirigeants effectifs et est approuvée chaque année par le Conseil d’administration.

Le dispositif de gestion de la liquidité s’appuie sur un système de limites. Ces limites sont cohérentes avec le profil de risque de Lazard Frères Banque, avec les conditions générales de marché et avec les résultats des scénarios de crise utilisés pour calculer les ratios internes de liquidité. Le respect de ces limites fait l’objet d’un contrôle et tout dépassement est signalé à la Direction générale. En cas de dépassement jugé significatif par la Direction générale, un plan d’action est proposé en vue de régulariser la situation. En cas d’éventuels déficits de liquidité, la Banque a prévu la mise en place de différentes mesures opérationnelles de refinancement.

Les ratios réglementaires de liquidité sont calculés à la fois sur la base sociale et sur base consolidée. Ceux-ci ont respecté les limites fixées tout au long de l’exercice passé.

Risque d’intermédiation

Le risque d’intermédiation est défini par l’article 10 point m) de l’arrêté du 3 novembre 2014 comme le risque de défaillance d’un donneur d’ordres ou d’une contrepartie à l’occasion d’une transaction sur instruments financiers dans laquelle l‘établissement apporte sa bonne garantie de fin.

Ce risque concerne plus particulièrement Lazard Frères Gestion, au travers des brokers utilisés pour transmettre les ordres au marché. Il s’agit ici plus particulièrement d’un risque de remplacement pour les brokers actions (l’essentiel des transactions passant par une chambre de compensation) et d’un risque de contrepartie pour les brokers taux (transactions effectuées de gré à gré).

La Direction des risques analyse mensuellement les ratings de chacun des brokers au regard de la limite interne fixée par la Direction générale, et procède annuellement à une analyse des états financiers. Ces travaux sont présentés lors du Comité Brokers de la Compagnie Financière Lazard Frères qui se réunit chaque mois.

Risque de change

Le risque de change désigne le risque lié à la variation du cours d’une devise par rapport à une autre devise de référence.

Ce risque concerne plus particulièrement Lazard Frères Banque qui réalise des opérations de change au comptant et à terme pour le compte de la clientèle gérée ou non. Il demeure à un niveau faible suite à la mise en place des nouvelles limites de change, effectives depuis janvier 2012. Celles-ci indiquent que la Direction de la trésorerie n’est plus autorisée à réaliser des opérations de change pour compte propre. Par ailleurs, des limites strictes ont été mises en place sur les positions de change intraday ou overnight. La Direction des risques s’assure quotidiennement que ces limites sont bien respectées.

Risque de concentration

Le risque de concentration désigne le risque découlant de l’exposition sur une contrepartie ou un groupe de contreparties liées dont la valeur dépasse 10% des fonds propres éligibles de l’établissement (article 392 du Règlement (UE) n° 575/2013).

L’ensemble des encours par contrepartie, quel que soit le type d’engagement auquel la Compagnie Financière Lazard Frères est exposé (bilan et hors bilan), fait l'objet d'une consolidation informatique pour les besoins de la surveillance du respect des limites. La liste des « grands risques », i.e. dépassant le seuil de 10% des fonds propres réglementaires de la Compagnie Financière Lazard Frères, est présentée chaque mois au Comité de suivi des risques.

Risque de taux d’intérêt global

Le risque d’intérêt global est défini à l’article 10 g) de l’arrêté du 3 novembre 2014 comme le risque encouru en cas de variation des taux d’intérêt du fait de l’ensemble des opérations de bilan et de hors-bilan, à l’exception, le cas échéant, des opérations soumises aux risques de marché mentionnés au f.

En application des orientations de l’Autorité Bancaire Européenne (EBA) et conformément à la méthodologie spécifiée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution dans une annexe au canevas du rapport relatif au contrôle interne, Lazard Frères Banque a réalisé deux types de chocs de taux uniforme sur les éléments de bilan et hors bilan :

  • Le premier comprend un choc de taux de +/- 200 points de base, rapporté au niveau des fonds propres réglementaires, sur un horizon de cinq ans ;
  • Le second comprend deux scénarios de chocs de taux de 200 points de base, rapportés au montant du PNB, sur un horizon d’un an.

Les résultats de ces chocs ne laissent pas apparaitre un risque de taux d’intérêt global significatif, eu égard à la structure bilancielle de Lazard Frères Banque.

Informations relatives à la Directive CRD IV

Fonds propres réglementaires et ratios de solvabilité de la Compagnie Financière Lazard Frères

31/12/2018 (K€)31/12/2017 (K€)
Fonds propres réglementaires de CFLF S.A.S.111 874 (1)117 029
Utilisation des fonds propres réglementaires38 75539 265
Risque opérationnel24 68922 925
Risque de crédit13 99616 274
Risque de marché7066
Ratio de fonds propres23,1%23,8%
Minimum requis (y compris coussin de conservation(2))9,875%9,25%
Limite des grands risques (25% des fonds propres)27 96829 257

(1) Après ajustement des AVA.

(2) 1,25% à compter du 01/01/2017 et 1,875% à compter du 01/01/2018. Ce coussin atteindra 2,5% le 01/01/2019.



Autres ratios prudentiels de la Compagnie Financière Lazard Frères

31/12/201831/12/2017Exigences
Ratio de liquidité à court terme (LCR) – entrée en vigueur à compter du 1er octobre 2015180,8%230,2%80% en 2017 et 100% à compter de janvier 2018
Ratio de financement stable (NSFR)314,3%355,6%> 100% (à compter du 28 juin 2021)
Ratio de levier8,3%10,6%> 3% (à compter du 28 juin 2021)

Règles et politique de rémunération

Les règles et politique de rémunération sont arrêtées par la Direction générale puis approuvées par le Conseil d’administration de Lazard Frères Banque.

Cadre règlementaire

Lazard Frères Banque applique les dispositions règlementaires en matière d’encadrement des rémunérations telles que prévues par les textes suivants :

  • La directive (UE) 2013/36 du 26 juin 2013 (directive « CRD IV ») ;
  • Le règlement (UE) n ° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement
  • Le règlement délégué (UE) 604/2014 du 4 mars 2014 sur les critères d’identification des collaborateurs dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l’entreprise ;
  • Les orientations de l’Autorité bancaire européenne (ABE) sur les politiques de rémunération saines du 27 juin 2016 telles que reprises par la position de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ;
  • Les dispositions du code monétaire et financier qui transposent la directive CRD IV par l’ordonnance n°2014-158 du 20 février 2014 ;
  • L’arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d'investissement soumises au contrôle de l'ACPR.

Ainsi, la politique de rémunération de Lazard Frères Banque est conforme à l’ensemble de ces dispositions et vise à ne pas encourager la prise de risque excessive, à éviter la mise en place d’incitations qui pourraient entrainer des conflits d’intérêts, et à ne pas inciter ou encourager les activités de gestion non autorisées.

Proportionnalité

Le principe, affirmé à l’article L. 511-55 du Code monétaire et financier, est que tout établissement de crédit se dote d’un dispositif de gouvernance solide comprenant des politiques et pratiques de rémunération permettant et favorisant une gestion saine et efficace des risques.

Un principe de proportionnalité, affirmé à l’article L. 511-57 du Code monétaire et financier, énonce qu’un établissement de crédit soumis à une surveillance par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution applique les dispositions en matière de rémunération dans une mesure tenant compte de sa taille et de son organisation interne, ainsi que de la nature, de l’échelle et de la complexité de son activité.

L’article 199 de l’arrêté du 3 novembre 2014 sur le contrôle interne des banques dispense un établissement de crédit dont le total de bilan consolidé est inférieur ou égal à 10 milliards d’euros, ce qui est le cas pour Lazard Frères Banque, de se soumettre à certaines dispositions règlementaires en application du principe de proportionnalité.

Les Orientations sur les politiques de rémunération de l’ABE du 27 juin 2016 (ABE/GL/2015/22) définissent le principe de proportionnalité comme visant à « établir une correspondance cohérente entre les politiques et pratiques de rémunération et le profil de risque, l’appétit pour le risque et la stratégie en matière de risques ». Dans son évaluation de l’application des exigences de manière proportionnée, tout établissement doit y « envisager de combiner tous les critères suivants : la taille, l’organisation interne et la nature, la portée et la complexité des activités ».

L’ACPR a publié une notice de conformité partielle aux orientations de l’ABE. La notice précise que l’ACPR entend se conformer partiellement aux orientations de l’ABE en désignant les paragraphes concernés.

En application du principe de proportionnalité et de l’article 199 de l’arrêté du 3 novembre 2014 sur le contrôle interne des établissements de crédit, Lazard Frères Banque, bénéficie de l’exonération de l’encadrement de la rémunération du personnel à la condition que Lazard Frères Banque a identifié le personnel dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur son profil de risque conformément aux critères énoncés au règlement délégué (UE) 604/2014 du 4 mars 2014 et à d’autres critères internes supplémentaires.

Mise en œuvre

Analyse des critères de proportionnalité

Pour appliquer le principe de proportionnalité, la Banque a tenu compte des critères suivants :

  • Total du bilan ;
  • Présence géographique et taille des opérations dans chaque juridiction ;
  • Forme juridique et actions et instruments de dette disponible ;
  • Autorisation d’utiliser des méthodes internes pour calculer les exigences de fonds propres ;
  • Appartenance éventuelle de l’établissement à un groupe et, le cas échéant, évaluation de proportionnalité effectuée pour le groupe ;
  • Type d’activités et de services agréés (par exemple, prêts et dépôts, banque d’investissement) ;
  • Stratégie économique sous-jacente ;
  • Structure des activités et horizon temporel, mesurabilité et prédictibilité des risques des activités ;
  • Structure de financement de l’établissement ;
  • Organisation interne de l’établissement, y compris le niveau de la rémunération variable qui peut être versée au Personnel Identifié ;
  • Structure des bénéfices et pertes de l’établissement ;
  • Type de clients ;
  • Complexité des produits ou contrats.

Personnel identifié

La Direction générale met à jour régulièrement la liste du Personnel Identifié en se référant au règlement (UE) 604/2014 qui a prévu des critères à la fois qualitatifs et quantitatifs qui s’appliquent de manière alternative : dès que l’un des critères au moins est rempli, le personnel en question est considéré comme preneur de risques.

Sur la base des critères quantitatifs, 12 personnes ont été identifiées en 2018.

Principes de la politique de rémunération

Lazard Frères Banque s’assure que les politiques et pratiques de rémunération n’ont pas d’incidence significative sur le profil de risque de l’établissement.

Les politiques et pratiques de rémunération de Lazard Frères Banque tiennent compte de sa taille, de son organisation interne, ainsi que de la nature, de l’échelle et de la complexité de son activité.

Les principes en sont les suivants :

  • La politique permet et favorise une gestion saine et efficace des risques ;
  • La politique est conforme à la stratégie économique, aux objectifs, aux valeurs et aux intérêts à long terme de l’établissement ;
  • Des mesures destinées à éviter les conflits d’intérêt sont prises ;
  • Une gestion saine et effective des risques est favorisée ;
  • Une prise de risques excédant le niveau de risque défini n’est pas encouragée ;
  • Les rémunérations variables ne limitent pas la capacité à renforcer les fonds propres ;
  • La part variable de la rémunération ainsi que les modalités d’un paiement différé de celle-ci et d’une diversification des instruments de paiement (espèces, actions et OPC de Lazard) sont réalisées selon les principes définis par le Groupe Lazard ;
  • Une distinction qui repose sur des critères clairs est établie entre la rémunération fixe de base et la rémunération variable ;
  • La rémunération fixe de base reflète au premier chef l’expérience professionnelle en lien avec la fonction occupée et les responsabilités exercées définies dans le contrat de travail ou la fiche de poste ;
  • La rémunération variable reflète des performances durables et conformes à la politique des risques. Elle reflète également les performances allant au-delà des stipulations du contrat de travail ou des prévisions de la fiche de poste ;
  • La rémunération variable est établie sur la base d’une évaluation combinée des performances individuelles de la personne ainsi que des résultats d’ensemble de l’établissement ;
  • L’évaluation des performances s’inscrit dans un cadre pluriannuel et le versement de la part variable de la rémunération s’échelonne, à partir d’un certain montant, sur une période de temps suffisante ;
  • Les rémunérations variables garanties sont exceptionnellement accordées au personnel nouvellement recruté sous condition de disposer d’une assise financière saine et solide. Elles sont limitées à la première année ;
  • Les versements liés à la résiliation anticipée d’un contrat correspondent à des performances effectives appréciées dans la durée ;
  • Les rémunérations globales liées à une indemnisation ou à un rachat de contrats de travail antérieurs sont conformes aux intérêts à long terme.